Ardres, ville fleurie et ville nautique...
Origines
c'est vers 928 qu'il faut situer l'origine d'Ardres. Le chemin qui reliait Saint-Omer à Guînes côtoyait une petite éminence sablonneuse au sommet de laquelle se trouvait un cabaret.
Les voyageurs venaient y boire la liqueur de Cérès. Cet endroit s'appelait Arde qui signifiait "pâture". Elevé sur une butte sableuse d'une vingtaine de mètres d'altitude, le bourg ancien se reconnait à sa silhouette : les toits de tuiles et d'ardoises,
étagés sur la pente enterrent la tour gothique de l'église (1503) et le clocher de la chapelle des Carmes (1679). Ardres chef lieu de canton, est situé à mi-distance de Saint-Omer et de Calais. Cette petite ville de 4000 habitants, réputée pour son lac, se compose d'un bourg ancien, et des deux hameaux modernes de Bois-en-Ardres et Pont d'Ardres.
Le hameau de Bois-en-Ardres s'étale de part et d'autre de la nationale 43, et ses terres argilo-crayeuse sont particulièrement propices à la culture des céréales, du lin et de la betterave. A Pont d'Ardres débutent les wateringues ; c'est là qu'a été construit le Pont Sans-Pareil au XVIIIème siècle, il est devenu un lieu d'agréable villégiatures.
Historique
Occupée seulement pendant 17 ans par les anglais, Ardres devient capitale de l'ardrésis ou "pays conquis" (1377). Une première et fastueuse entrevue se tint à mi-chemin d'Ardres et Guînes en 1396 entre les rois anglais et français (Richard II et Charles VI) pour le mariage de Richard et Isabelle de France.
Louis XI concède le pays au grand bâtard Antoine de Bourgogne, lequel édifia la tour de l'église (1503) et la Chapelle Saint Louis de Guémy. En 1520, François 1er séjourna dans notre cité à laquelle il conféra sa devise bien méritée "brave et fidèle". Sous Louis XIV, durant la fronde (1653), Ardres s'illustra par la révolte des Rambures. C'est l'épisode glorieux de François dite "la belle Roze" et la mort héroïque de Tassencourt...
En 1657, le Grand Condé échoua aux portes d'Ardres défendue par de Rouville, Blaise de Saint Just et le célèbre d'Artagnan.
Visitée 2 fois par le "roi soleil", Ardres se voit, au XVIII siècle, clore l'ère de ses exploits guerriers.