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L'Abbaye
Notre-Dame de Wisques |
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Premières
Fondations de Sainte Cécile de SolesmesL'Abbaye Notre-Dame fut fondée dans les bois de Wisques, à 7 km de Saint-Omer, en 1889. Mère Cécile Bruyère y avait envoyé Mère Thérèse Bernard, une moniale du Nord, énergique et pleine de foi, avec douze compagnes. De Notre-Dame de Wisques, sont nées l'Abbaye Notre-Dame d'Oosterhout, aujourd'hui de la Congrégation Néerlandaise, et l'Abbaye Sainte-Marie-des-Deux-Montagnes au Canada. |
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Historique
de l'Abbaye 1889 : Douze moniales de Solesmes conduites par Madame Thérèse Bernard s'installent au Grand Château qui deviendra l'Abbaye Saint-Paul. 1894 : Entrée des Soeurs dans le monastère actuel. 1901 : Exil et fondation en Hollande, où la vie monastique éteinte depuis la Réforme reprend un nouvel essor. 1919 : Retour à Wisques. Pendant la guerre le monastère a servi de caserne aux Anglais. |
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1936
: Fondation au Canada. 1940 : Occupation allemande. Cohabitation jusqu'en 1944. 1964 : Construction de l'abside. Dédicace de l'église. 1989 : Célébration du Centenaire de l'Abbaye. |
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Les
Moniales de la Congrégation de Solesmes Une vingtaine de monastères
de moines et huit monastères de moniales, qui font rayonner la
vie monastique en huit pays et trois continents, telle est la Congrégation
de Solesmes, qui a son origine dans l'Abbaye Saint-Pierre de Solesmes. C'est là que Dom Guéranger fit revivre en 1833 la vie bénédictine pour les moines. Une trentaine d'années plus tard, en 1866, il complétait cette oeuvre par la fondation d'un monastère de moniales : Saint-Cécile de Solesmes. En ce vrai fils de saint Benoît, Dieu a, pour la suite des générations, accumulé des réserves de sagesse surnaturelle, d'amour de l'Église et de sa prière, avec l'intelligence profonde de ce qui, en elle, est la part des moines. |
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Aidé
par son sens très aigu de la tradition, il sut retrouver les composantes
essentielles de la vie monastique et les proposer à ses fils et
à ses filles. Il était au soir de sa vie quand il choisit
la toute jeune Cécile Bruyère comme supérieure de
la nouvelle communauté de moniales. Elle saisissait mieux que personne
ce qui avait été enseigné à son père
spirituel, à travers luttes et souffrances, dans la lumière
de Dieu. Véritable héritière de sa pensée, moniale en tout son être, capable de guider les âmes, elle est devenue comme la Mère de la Congrégation. Par fidélité à Dom Guéranger qui joua un si grand rôle dans la définition du dogme de l'Immaculée Conception, la Congrégation de Solesmes, s'est mise sous le patronnage de l'Immaculée en 1964, et c'est à ce même mystère de l'Immaculée Conception qu'avait été dédiée l'Abbaye Notre-Dame de Wisques. |
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Vie
Contemplative Avant tout la moniale a abordé le monastère pour contempler Dieu et ses mystères, pour employer sa vie à donner la meilleure et la plus grande partie de ses jours à s'entretenir avec Dieu" (Dom Guéranger). La clôture monastique, y compris ses formes austères et sans équivoque, est vécue par les moniales avec joie et amour, parce qu'elle est un moyen de réaliser leur dessein de vie "cachée avec le Christ en Dieu" (Col. 3,3). Occasion constante de grandir dans la foi, elle aiguise le regard contemplatif et dilate le coeur aux dimensions de l'Église et du monde, elle donne aussi un cachet de particulière unité à la famille monastique groupée autour de son Abbesse. Lorsque la communauté est devenue un vrai foyer de charité, elle rayonne autour d'elle, témoignant de la présence de Dieu en ce monde et de son amour pour les hommes. L'oeuvre essentielle et le but de notre vie, c'est la contemplation, c'est la prière de l'Église célébrée par nous et devenue l'objet, le moyen de notre contemplation" (Mère Cécile Bruyère). Toute la vie du monastère est conçue pour permettre une célébration à la fois solennelle et simple de la liturgie, favorisée par la pureté des mélodies grégoriennes, auxquelles est liée la langue latine. "Le chant grégorien jailli du coeur des saints est avant tout une prière, tout entier en fonction de la prière, tout saturé de l'esprit de prière ; bien plus, il est la prière de l'Église" (Dom Gajard). |
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Les
moniales mettent tout en oeuvre pour que leurs célébrations
liturgiques s'épanouissent dans la beauté : "Chanter
Dieu, louer Dieu et contempler sa beauté sans tache, c'est tout
l'art du moine. Il y consacrera sa vie, il aura le culte de la beauté
et ce culte lui-même deviendra la plus belle chose qu'il y ait au
monde" (Mère Cécile Bruyère). |
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Vie
Quotidienne selon l'axiome bénédictin : "Prie et travaille" Le travail a sa large place dans la vie quotidienne. Travail manuel accompli dans le silence, où chacune selon ses dons et ses forces, contribue à la subsistance de la communauté, ainsi qu'à l'accueil des hôtes "qui ne manquent jamais au monastère". Travail intellectuel aussi, Dom Guéranger a voulu que les moniales consacrent à Dieu les forces vives de leur intelligence. "L'empreinte qui nous à été donnée dès le début, dit Mère Cécile Bruyère, c'est l'amour de la doctrine". Et Dom Delatte explique : "Le goût de la vraie et saine doctrine est, dans l'ensemble de notre vie, une garantie de persévérance, de dignité et de progrès." |
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Recueillant
cet héritage les moniales, non seulement s'adonnent chaque jour
à la "lectio divina", mais elles la prolongent par un
travail intellectuel sérieux, favorisé par l'enseignement
dispensé au monastère même. "L'Écriture Sainte, les écrits des Pères, la théologie, la liturgie, la langue latine forment un champ très vaste, dont l'étude appartient pour elles au devoir d'état" (Mère Cécile Bruyère), nourrit l'esprit d'oraison et permet surtout une meilleure célébration de l'Office divin. |
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