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Saint-Omer,
ville d'art et d'histoire... |
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Rue
de l'Écusserie et des Épeers Ces deux rues réunissaient les armuriers et les fourbisseurs qui forgeaient des écus ou boucliers et des armes blanches notamment des épées. Le travail des métaux semble avoir été une tradition dans ce secteur de la ville. |
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La
rue de l'Écusserie forme avec la rue Saint-Croix un grand arc de
cercle qui marque aproximativement le tracé de la première
enceinte du IXe siècle qui englobait l'église d'en-haut
puis la motte châtelaine. Elle fut appelée rue du Mont d'Or à cause de l'enseigne aujourd'hui disparue de la maison n°4 qui représentait un tas de pièces d'or. Pendant la Révolution, elle fut désignée sous le nom de rue des Républicains. La première voie qui descend de la rue de l'Écusserie vers la rue Saint-Bertin est la rue des Épeers, qui porta d'abord le nom de rue de l'Orfevrerie puis celui de rue du Heaume. C'est dans cette rue que l'imprimeur et libraire Martin Dominique Fertel (1684-1752) composa et publia en 1723 un ouvrage illustré sur la science pratique de l'imprimerie. |
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La
facade de la maison située à l'angle de la rue des Épeers
et de l'Écusserie comporte une statue de Saint Nicolas dans une
niche dont la décoration reflète l'influence du baroque
flamand. Au-dessus de la niche, on remarque un cul-de-lampe qui a probablement supporté le "Heaume d'or" qui servait d'enseigne à l'armurier établi à cet endroit et qui, pour un temps, a donné son nom à la rue des Épeers. Au n°27 de la rue de l'Écusserie : "Yci sont les trois Roys". Cette ancienne hôtellerie qui porte la date de 1633 présente une façade de style flamand. Les statues des rois mages ont été refaites en 1860. Aux n°45 et 47, maison reconstruite après la guerre de 1914-1918 par l'architecte Gustave Vandenbergue. Une des rares constructions audomaroises du XXe siècle qui s'inspire du style flamand du XVIIe siècle. |
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