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Saint-Omer, ville d'art et d'histoire...
Le Faubourg de Lysel

Le faubourg de Lysel est un faubourg entièrement séparé de la ville par la ligne de chemin de fer créée en 1848. Il tire son nom de l'Ile formée par les deux bras de la rivière Aa : en flamand Yzel signifie île.
La toponymie rappelle le passé : la rue Saint-Martin emprunte peut-être son nom à l'église autrefois située au pied de la tour Saint-Bertin, tandis que la rue de la Poissonnerie regroupait les nombreux pêcheurs d'eau douce. Sur le plan centrale, dite du 8 mai 1945, une façade porte un cadran solaire avec la devise latine "Omnia mecum sine me nihi : Avec moi tout, sans moi rien" rappelant l'importance fondamentale du soleil pour les maraîchers.
Jusqu'au milieu du XIXè siècle, le seul moyen d'accéder au quartier était la voie d'eau.
A cette époque, on construisit la route jusqu'au village de Clairmarais. Cette voie, la rue Saint-Martin, longe le Dromweg, voie d'eau sur laquelle glissaient de nombreuses bacôves, vastes embarcations à fond plat des maraîchers.
Jusqu'au début du siècle, le Dromweg s'étendait jusqu'à la gare. De multiples ponts de tous styles relient les habitations à la route, rendant ainsi le quartier tout à fait pittoresque.
Vers le sud, s'étend le brockus, vaste ensemble de terres maraîchères qui tire son nom du flamand brouck signifiant marais. Il constitue un vaste ensemble de terres maraîchères travaillées par les brouckailler. Le faubourg de Lysel est un des accès au marais audomarois : au total 3400 ha de terres, divisées, à l'origine, en parcelles longues et étroites, les lègres, séparées par des canaux parallèles.
Cette partie du marais est exclusivement agricole, avec, pour cultures principales l'endive en hiver, le choux-fleur et l'artichaut en été, mais aussi de nombreux autres légumes : carottes, poireaux, salades, choux, oignons.... C'est depuis la fin du Moyen Age que le marais a acquis ainsi une solide réputation agricole.
Le quartier de Lysel, terme signifiant île, est depuis le Moyen-Age, un faubourg agricole. Les nombreux maraîchers, les brouckailliers, utilisaient de vastes bateaux, les bacôves, pour transporter leurs nombreux légumes.
Aujourd'hui encore, l'endive, l'artichaut, le choux-fleur font la réputation du marais audomarois.